Sur un fond crème, un soleil lilas pâle domine deux collines basses. Le sol ondule en larges courbes douces, lilas et crème. Une dizaine de petites silhouettes bleu nuit, sans visage, sont réparties dans une prairie fleurie de tulipes et de feuillages stylisés.
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Pourquoi le Covid revient par vagues, même en été ?

La réponse courte — Parce que deux horloges tournent : le virus mute et chaque descendant échappe mieux aux défenses existantes, tandis que les anticorps déclinent en quelques mois après vaccination. Aucun rythme saisonnier n'est établi à ce jour pour le SARS-CoV-2.

Les chiffres montent

En date d’octobre 2026, la circulation repart à la hausse. Environ 120 cas sont déclarés chaque semaine en Suisse et au Liechtenstein, là où la plupart des semaines d’été en comptaient entre 10 et 20, d’après la presse suisse citant l’Office fédéral de la santé publique. C’est moins qu’un an plus tôt : la première semaine d’octobre 2025 avait enregistré plus de 500 cas. Le variant XFG domine la situation suisse. En France, en date d’octobre 2026, Santé publique France signale une circulation active du SARS-CoV-2, avec une hausse observée depuis le mois d’août, un schéma déjà observé l’année d’avant, à la même époque.

Le virus change, chaque descendant évince le précédent

Le SARS-CoV-2 accumule des mutations à un rythme du même ordre que celui observé chez d’autres virus à ARN, voire un peu plus lent, selon des revues de littérature. Avant décembre 2021, le compte s’élevait à 23 substitutions par an ; après l’arrivée d’Omicron, il passe à 45.

Chaque lignage descendant remplace son parent. La raison tient à la spike, la protéine de surface qui s’accroche à la cellule : quand sa forme change, les anticorps déjà fabriqués par la population la reconnaissent moins bien.

Fin 2021, en laboratoire, sur des échantillons de sang, Omicron réduisait d’un facteur 22 la neutralisation par les anticorps induits par le vaccin, par rapport à la souche d’origine. Cette mesure, hors de l’organisme, ne dit pas le risque de réinfection. En 2025, l’OMS a jugé l’échappement de XFG comparable à celui des variants précédents de la même famille, d’après une mesure en laboratoire sur du sang avec des pseudovirus ; la confiance reste faible, car une seule étude existe.

Les anticorps s’usent

La deuxième horloge tourne dans le sang. Après une vaccination, les anticorps neutralisants chutent vite pendant les trois premiers mois, puis leur déclin ralentit. Six mois après la deuxième dose, la réponse est très diminuée, d’après une étude israélienne portant sur près de 5 000 soignants en 2021, avant l’arrivée d’Omicron.

Une autre étude israélienne, menée à l’été 2021, a comparé des groupes vaccinés à deux mois d’écart, observés sur une même période : les premiers, vaccinés plus tôt, contractaient davantage l’infection que les seconds, dans toutes les tranches d’âge.

À Amsterdam, un petit groupe suivi pendant plus de trente-cinq ans par analyses de sang a montré que la réinfection par un même coronavirus du rhume, douze mois après une première infection, était fréquente. Ces virus saisonniers ne sont pas le SARS-CoV-2.

L’école ne donne pas le signal

En France, une étude de 2008 a mesuré que les vacances font baisser de 20 à 29 % la transmission de la grippe vers les enfants, et évitent 16 à 18 % des cas de grippe saisonnière. Au Canada, le pic d’hospitalisations pour asthme se situe chez les écoliers en moyenne 17,7 jours après la reprise des cours.

Aucun rythme saisonnier net n’a pu être établi à ce jour pour le SARS-CoV-2, d’après un constat de surveillance de 2023. La transmission se poursuit toute l’année dans les pays de l’Union européenne et de l’Espace économique européen, portée par l’arrivée de nouveaux variants. En France, en août 2023, les passages aux urgences pour suspicion de Covid-19 étaient en hausse tous âges confondus, à des niveaux faibles, écoles fermées.

Pour le SARS-CoV-2, la surveillance montre que la transmission est portée par les nouveaux variants, et des hausses surviennent en été, écoles fermées. Les deux horloges, la mutation et l’usure des anticorps, donnent le signal de départ.

Sources